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Mauritanie
Pays d'Afrique de l'ouest, la Mauritanie se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. Elle est limitée au nord par le Sahara occidental, le Maroc et l'Algérie; à l'est par le Mali; au sud par le Mali et le Sénégal. Elle côtoie à l'ouest l'océan Atlantique nord par une façade de 600 km, s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord.
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Dossier
Depuis le 18 juillet 2009 la Mauritanie vit une nouvelle ère de son évolution politique, économique et sociale.Suite aux élections qui, de l’avis de tous les observateurs, étaient libres et transparentes, les autorités élues s’étaient attaquées à la construction de grands chantiers dont le pays en a si besoin.
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Mauritanie
     

La situation géographique de la Mauritanie, à l'extrémité sud-ouest du désert et au contact direct des peuplements noirs postérieurs à l'époque néolithique, en a fait l'intermédiaire entre le Maghreb et l'Afrique noire sub-sahéliennes.

 

Quelques siècles avant l'Hégire, les populations nord-africaines, par l'usage du chameau, jouèrent un rôle décisif dans la domination du Sahara. Grands nomades caravaniers, ils assurèrent, dans ces espaces difficiles, le trafic entre l'Afrique du Nord et Bilad Essoudane.
Au xe siècle, les Almoravides rassemblèrent certaines tribus de l'Adrar. Partant de leur capitale, Azougui, ils créèrent, au nord, un vaste empire englobant l'ouest du Maghreb et l'Andalousie dans l'Espagne méridionale. Au sud, après leur victoire sur Aoudaghost et Koumbi Saleh, ils établirent, au XI e siècle, leur domination sur l'ensemble de l'empire du ghana.
Dès la fin du XIIe siècle, la Mauritanie méridionale devint une province extérieure des deux grands empires soudanais, Mali et Songhay. Les itinéraires entre le Niger et le Maghreb favorisèrent au XIVe siècle l'exploitation des salines de Teghaza et l'essor de la petite cité de Oualata.
D'autres villes, Chenguiti, Ouadane, se développèrent. Les navigateurs portugais passèrent le cap Bojador en 1434 et prirent contact, au cours de leurs navigations annuelles, avec les Maures du banc d'Arguin (1445) et atteignirent l'estuaire du Sénégal en 1446.
Presque à la même époque, les tribus Hassanes, nomades arabes venus de Haute-Egypte, occupèrent le Sahara occidental puis se fixèrent dans le nord de la Mauritanie, repoussant devant eux les tribus Sanhaja ou les soumettant.
Au XVIIe siècle, a la suite d'un mouvement de réforme guidé par l'érudit Nacer Eddine, la tension entre ces tribus (Mghafra) et (Zouaya) fut telle qu'une longue guerre de plus de trente ans les opposa. A la fin de cette guerre marquée par la bataille de Tertillas, un nouvel état mauritanien s'instaura. Les Maghfras et les zouaya en constituèrent, respectivement, l'autorité de l'épée et l'autorité de la plume.
Foyers de culture musulmane et centres d'échanges régionaux, de nouvelles villes se développaient: Tinigui, Tidjikja, Tichit, Kasr el-Barka, Rachid, tandis que les anciennes métropoles, Chenguiti, Ouadane et Oualata, participaient encore à un trafic caravanier plus restreint.
Mais, peu à peu, une organisation régionale des tribus s'instaurait. Ainsi naquirent et survécurent, malgré des guerres fratricides, les quatre grands émirats: Trarza, Brakna, Tagant et Adrar.
Aux frontières méridionales s'établirent des dominations musulmanes telles l'Etat peul du Fouta Toro (XVII~ XVIIIe siècles) puis le royaume du Oualo qui furent en conflit presque permanent avec les émirats maures du Trarza et du Brakna.
Sur le Sénégal, le commerce de la gomme, activité essentielle des négociants de Saint-Louis, était pratiqué le long du fleuve et sur la rive atlantique.
Le fort de Portendick et les petites baies au nord de l'estuaire étaient autant de terrains où s'affrontèrent les ambitions coloniales au XVIIIe siècle. Dès 1815, le naufrage de fa Méduse, échouée sur le banc d' Arguin, annonçait le trafique maritime croissant des flottes coloniales européennes.
La vallée du Sénégal, zone d'expansion française, itinéraire de pénétration du commerce de Saint-Louis, fut aussi l'axe d'une conquête coloniale. Faidherbe, accusant les tribus Trarza et Brakna d'être responsables de l'insécurité des relations sur le haut-fleuve, annexa le Oualo en 1855 et prépara le terrain à l'occupation de la rive mauritanienne.
Au Trarza, des tentatives pour l'instauration de la paix entre clans et tribus, trop divisés par des guerres tribales, eurent lieu dans le seul respect des principes coraniques. Les efforts d'unification du monde maure se heurtèrent aux projets coloniaux de liaison impériale que l'administrateur, Xavier Coppolani, échafauda dès 1899 sous la forme d'une Mauritanie Occidentale.
Malgré l'opposition espagnole, dont les intérêts au nord du cap Blanc furent reconnus en juin 1900, le protectorat français fut d'abord imposé aux émirats du Trarza et du Brakna, puis au Tagant. La forte résistance des tribus maures du nord, entraîna l'occupation de l'Adrar en 1908 et du Hodh en 1911.
Après l'accord franco-espagnol de 1912 fixant les frontières du pays (expédition sur Smara en 1913), la liaison, avec le Sahara algérien, a été réalisée en 1920. La Mauritanie devint cette année là une des colonies de l'Afrique Occidentale Française dans ses frontières du début du siècle.
Serge Robert, avec des modifications

Pour en savoir plus cliquez sur les liens suivants:

la préhistoire de la Mauritanie

Mauritanie contemporaine

La Mauritanie de 1960 à 1978

La Mauritanie de 1960 à 1978

Mauritanie 1978 à 2005

 

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