Le 10 juillet 1978, l'armée renversant le régime du Président Mokhtar Ould Daddah, porta au pouvoir le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck. Un Comité Militaire de Redressement National fut vite institué et obtint un cessez-le feu avec le POLISARIO. Mais ces nouveaux venus au pouvoir, sans expériences, livrés à leurs querelles internes, furent vite déstabilisés
Le 6 avril 1979, le Lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif fut porté à la tête du Gouvernement, et un autre Comité Militaire de Salut National, cette fois, vit le jour. Peu de temps après, ce même Bouceif disparut dans un accident d’avion au large de Dakar et fut remplacé à la tête de la junte, le 2 juin 1979, par Le colonel Haidalla qui ne tarda pas à signer un cessez-le feu avec le front Polisario (le 5 Août) et se retira du Sahara occidental.
Plusieurs tentatives de putsch avaient été déjouées et leurs responsables furent sévèrement punis. A la suite de sa politique répressive, le régime s'isola progressivement, les prisons se remplirent et l'opposition active (l'AMD) alla en s'élargissant.
Le coup d’état du 12 décembre 1984, installa le colonel Maaouiya Ould Sid Ahmed Taya, alors chef d'état major des armées, à la magistrature suprême.
Le nouveau chef de l'exécutif manifesta sa volonté de changement en libéralisant l’économie du pays et en décentralisant la gestion des affaires publiques à travers l’organisation des élections municipales au niveau régional et départemental.
Ces réformes n’aboutissent malheureusement à rien. La crise économique s’est accentuée encore d’avantage sur un fond de crise politique et le pays continue d’être rongé par la corruption et la mauvaise gouvernance.
La décennie des années 90 a débuté par un essai d’auto démocratisation tenté par le régime en place. Cet essai s’est soldé par un échec retentissant puisqu’il a fallut, en fin de compte, l’intervention de l’armée pour qu’il y ait alternance au pouvoir en août 2005.